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« Esquimau »

Le mot « Esquimau » est un terme offensant autrefois couramment utilisé pour désigner les membres du peuple inuit habitant depuis des millénaires les régions arctiques de l’Alaska, du Groenland et du Canada, une terre qu’ils appellent « Inuit Nunangat ». Ce terme était aussi appliqué au peuple Yupik, vivant en Alaska et dans le nord-est de la Russie, ainsi qu’aux Inupiaks d’Alaska. Considéré comme péjoratif au Canada, le terme a longtemps été largement utilisé dans la culture populaire, ainsi que par les chercheurs, les auteurs et le grand public à travers le monde. (Voir aussi Peuples autochtones de l’Arctique au Canada et Inuit.)

Liste

30 plats des Fêtes

Afin de célébrer son 30e anniversaire, l’Encyclopédie canadienne a créé 30 listes de 30 choses qui nous rendent fiers d’être Canadiens tels que des personnalités célèbres et des événements historiques, des plats emblématiques ou encore des artistes marquants.

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Acadie contemporaine

On connaît surtout l'Acadie contemporaine par la voix et les images de ses artistes et de ses festivals, bien qu’une population francophone considérable habitant la région du Canada atlantique s'identifie à cette « communauté » historique et culturelle et s'efforce de le transformer en société moderne (voirCulture acadienne).

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Accord de Charlottetown

L’Accord de Charlottetown de 1992 est une tentative échouée du premier ministre Brian Mulroney et des dix premiers ministres provinciaux de modifier la Constitution canadienne. Leur objectif est d’obtenir le consentement du Québec vis-à-vis de la Loi constitutionnelle de 1982. L’Accord aurait reconnu le statut du Québec comme société distincte, en plus de décentraliser plusieurs pouvoirs fédéraux vers les provinces. Il aurait également statué sur la question de l’autodétermination des Autochtones et réformé le Sénat et la Chambre des communes. Bien qu’il ait reçu l’approbation du gouvernement fédéral et des 10 provinces, l’accord est rejeté par les électeurs canadiens lors d’un référendum le 26 octobre 1992.

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Accouchement au Canada

La mise au monde constitue le début de la vie pour l’enfant et un rite de passage puissant pour la femme qui accouche. Les méthodes d’accouchement diffèrent selon les cultures et les époques. Avant le 19e siècle au Canada, on recourait surtout aux sages-femmes, une aide à laquelle s’ajoutaient prières et même superstitions, pour affronter la puissance des contractions. Les progrès accomplis en obstétrique aux 19e et 20e siècles ont apporté de nouveaux moyens pour réduire la durée de l’accouchement et en gérer la douleur. Ils ont également entraîné le transfert de l’accouchement de la maison à l’hôpital. De nos jours, il existe diverses méthodes d’accouchement qui font appel notamment à l’aide des médecins, des sages-femmes et des doulas (accompagnantes).

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Acte de Québec (1774)

L’Acte de Québec a reçu la sanction royale le 22 juin 1774. Il a révoqué la Proclamation royale de 1763, qui visait à assimiler la population canadienne-française sous la domination anglaise. L’Acte de Québec est entré en vigueur le 1er mai 1775. Il a été adopté afin d’acquérir la loyauté de la majorité francophone de la province de Québec. Basé sur les recommandations des gouverneurs James Murray et Guy Carleton, l’Acte garantissait la liberté de croyance et la restauration des droits des biens français. Cependant, l’Acte a entraîné des conséquences désastreuses pour l’empire de l’Amérique du Nord britannique. Considéré comme l’une des cinq « lois intolérables » par les treize colonies britanniques, l’Acte de Québec a été l’une des causes directes de la Révolution américaine (1775 à 1783). L’Acte constitutionnel lui a succédé en 1791.

Ce texte est l’article intégral sur l’Acte de Québec de 1774. Si vous souhaitez lire un résumé en langage simple, veuillez consulter l’article « Acte de Québec de 1774 (résumé en langage simple) ».

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Action catholique

 Fidèles aux enseignements du Vatican et suivant l'exemple de l'église en France, des éléments de l'Église catholique du Québec établissent des groupes d'action catholique pour associer des laïcs de profession et d'âge divers au travail social de l'église, surtout dans les régions urbaines.

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Action de grâce au Canada

L’Action de grâce est célébrée pour la première fois de façon annuelle et officielle au Canada le 6 novembre 1879, bien que les peuples autochtones au Canada célébraient la récolte automnale bien avant l’arrivée des colons européens. Sir Martin Frobisher et son équipage sont les premiers Européens à célébrer l’Action de grâce en Amérique du Nord, en 1578. La tradition est rapidement imitée par les habitants de la Nouvelle-France sous l’autorité de Samuel de Champlain en 1606. Les célébrations s’accompagnent de la dinde, qui ne se trouve qu’en Amérique du Nord à l’époque. La courge et la citrouille, elles, sont introduites en Nouvelle-Écosse dans les années 1750. Il faudra attendre les années 1870 avant qu’elles soient mieux connues ailleurs sur le territoire canadien. En 1957, on décrète que l’Action de grâce devra être célébrée tous les deuxièmes lundis du mois d’octobre. L’Action de grâce est un jour férié officiel partout au Canada, sauf à l’Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, et en Nouvelle-Écosse.

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Adoption

L'adoption est l'acte juridique qui rompt les liens entre un enfant et ses parents biologiques (ou ses « parents naturels » comme on les appelle de nos jours) qui ne peuvent ou ne veulent pas en prendre soin. Elle crée des liens entre l'enfant et des personnes qui ne sont pas ses parents naturels.

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Affaire « personne »

L’affaire « personne » (officiellement l’affaire Edwards c. A.G. of Canada) est associée à une décision constitutionnelle qui établit le droit des femmes à être nommées au Sénat.

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Affaire Powley

R. c. Powley est une affaire juridique traitant des droits de chasse des peuples métis du Canada. En 1993, l’Ontario poursuit Steve et Roddy Powley pour chasse illégale. Les Powley contestent alors l’accusation à leur encontre et affirment que les droits autochtones énoncés dans l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 garantissent leur droit à la chasse en tant que Métis. L’affaire se termine en 2003 lorsque la Cour suprême du Canada décide que les Powley ont effectivement exercé leur droit de chasse métis. L’affaire Powley est à l’origine des critères déterminant si une personne peut profiter des droits légaux accordés aux Métis. Elle définit 10 conditions spécifiques, connues sous le nom de test Powley, qui s’appliquent aux communautés métisses de l’ensemble du Canada. L’affaire clarifie également que les Métis forment un peuple indépendant, distinct des peuples des Premières nations et des Inuits du Canada. Certains experts judiciaires avancent que l’affaire Powley pourrait entraîner l’élargissement des droits des peuples métis, y compris ceux ayant trait à la pêche et à la récolte, et potentiellement ceux concernant l’autonomie gouvernementale.

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Affaire Singh

Dans le jugement Singh, en 1985, la Cour suprême du Canada a déterminé que les garanties juridiques de la Charte canadienne des droits et libertés s’appliquent à toute personne physiquement présente au Canada, incluant les demandeurs d’asile étrangers. La Cour a également déclaré que les réfugiés ont droit à une audition complète de leurs revendications avant d’être reçus dans le pays ou expulsés. Ce jugement a profondément modifié l’approche du Canada à l’égard des réfugiés.

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Affaire Sir George Williams

L’affaire Sir George Williams (ou l’émeute raciale de l’Université Sir George Williams) se déroule à l’hiver 1969, alors que plus de 200 étudiants décident d’occuper pacifiquement le 9e étage du pavillon Henry F. Hall de l’Université Sir George Williams à Montréal. Ces étudiants contestent la décision de l’administration universitaire dans le traitement d’une plainte pour racisme déposée plusieurs mois auparavant par six étudiants antillais. Le 11 février 1969, afin de déloger les occupants, la police intervient de manière musclée et les événements dégénèrent, causant des dommages de plus de deux millions de dollars et conduisant à l’arrestation de 97 personnes. L’affaire Sir George Williams est considérée comme l’émeute étudiante la plus importante de l’histoire canadienne. Pour plusieurs observateurs et historiens, elle incarne un moment fort dans la renaissance du militantisme noir à Montréal.

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Affaire Sylliboy

Le grand chef mi’kmaq Gabriel Sylliboy est considéré comme le premier à avoir eu recours au Traité de paix et d’amitié de 1752 pour que le Canada reconnaisse les droits garantis par les traités. Dans l’affaire judiciaire R. v. Sylliboy (1928), il fait valoir que le traité de 1752 protège ses droits de chasse et de pêche, mais il perd son procès et est condamné. En 1985, lorsque la Cour suprême du Canada statue sur l’affaire R. v. Simon – une autre affaire concernant les droits de chasse des Mi’kmaq – elle décide que le traité de 1752 donne bel et bien le droit au peuple mi’kmaq de chasser sur ses terres ancestrales. Le tribunal tranche en faveur à la fois de Gabriel Sylliboy et de James Simon dans l’affaire de 1985. En 2017, presque 90 ans après sa condamnation, Gabriel Sylliboy obtient un pardon posthume et les excuses du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.