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Commission Massey

La Commission Massey, de son nom officiel la Commission royale d’enquête sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences, est établie par le premier ministre Louis St-Laurent le 8 avril 1949. Sous la présidence de Vincent Massey, la commission avait pour but d’enquêter sur l’état des arts et de la culture au Canada. Il a présenté son rapport, le rapport Massey, le 1er juin 1951. Le rapport prône le financement, par le gouvernement fédéral, d’un large éventail d’activités culturelles. Il fait aussi une série de recommandations qui contribue à la création de la Bibliothèque nationale du Canada (aujourd’hui Bibliothèque et Archives Canada) et du Conseil des arts du Canada, ainsi qu’à de l’aide de l’État aux universités et à des projets de conservation de lieux historiques, entre autres. Les recommandations du rapport Massey, adoptées par le gouvernement fédéral, sont perçues en général comme le premier grand pas fait pour soutenir, préserver et promouvoir la culture canadienne.

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Communauté des biens

La communauté des biens est le terme juridique utilisé dans les codes de la NOUVELLE-FRANCE et du Québec pour désigner les biens conjoints des époux. La communauté des biens, introduite en 1640, remonte à la Coutume de Paris. C'est le seul code en vigueur dans la colonie après 1664.

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Compagnie des Cent-Associés

La Compagnie de la Nouvelle‑France, ou Compagnie des Cent‑Associés, comme on l’appelait plus communément, a été formée en France en 1627. Elle avait pour objectif de peupler la Nouvelle‑France, et bénéficiait, en échange, d’un monopole sur presque tout le commerce colonial. Elle a pris des mesures audacieuses, mais a subi de nombreux revers. La Compagnie a été dissoute en 1663. En dépit du faible rendement qu’elle a obtenu sur ses investissements, elle a tout de même contribué à faire de la Nouvelle‑France une colonie viable.

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Compagnie des Indes occidentales

La Compagnie des Indes occidentales était une société de commerce qui a dirigé l’économie de la France de 1664 à 1674. Le roi Louis XIV a donné à la société les droits exclusifs de commerce et de gouvernement dans toutes les colonies françaises. Son territoire s’étendait des Amériques aux Caraïbes et à l’Afrique de l’Ouest. En plus de ses ressources naturelles comme les fourrures et le sucre, la Compagnie faisait le commerce des esclaves.

Il est important de ne pas confondre cette société avec la société de commerce française fondée par John Law et renommée Compagnie des Indes en 1719.

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Compagnie XY

 Compagnie XY (Nouvelle Compagnie du Nord-Ouest). Ce nom est dérivé des marques que la compagnie inscrit sur ses ballots de marchandises pour les distinguer de ceux de la COMPAGNIE DU NORD-OUEST (CNO).

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Concepts de la pensée historique

Les six « concepts de la pensée historique » ont été élaborés par Le Projet de la pensée historique, dirigé par le Dr Peter Seixas, de l’Université de Colombie-Britannique, et l’experte en enseignement Jill Colyer. Le Projet a identifié six concepts clés : la pertinence historique, les sources primaires, la continuité et le changement, les causes et les conséquences, la perspective historique et la dimension éthique. Ensemble, ces concepts constituent la base de l’investigation historique. Le projet a été financé par le ministère du Patrimoine canadien et Histoire et éducation en réseau (THEN/HiER). Peter Seixas et Tom Morton ont publié un livre, Les six concepts de la pensée historique, qui présente ces concepts de manière plus approfondie.

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Confédération

La Confédération désigne le processus par lequel les colonies de l’Amérique du Nord britannique, soit la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et la Province du Canada, se sont unies pour former le Dominion du Canada. Le terme désigne aussi le 1erjuillet 1867, jour de la création du Dominion. (Voir aussiFête du Canada.) Avant la Confédération, l’Amérique du Nord britannique comprenait aussi Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard, la Colombie-Britannique et les vastes étendues de la Terre de Rupert (propriété exclusive de la Compagnie de la Baie d’Hudson) et du Territoire du Nord-Ouest. À partir de 1864, des hommes politiques des colonies (qu’on appelle aujourd’hui les Pères de la Confédération) se sont réunis pour négocier les termes de la Confédération lors de conférences tenues à Charlottetown, à Québec et à Londres. Leurs travaux ont abouti à l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui a été adopté par le Parlement de Londres et qui est devenu la Constitution du Canada. À sa création en 1867, le Dominion du Canada comprenait quatre provinces: la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec et l’Ontario. Entre cette année‑là et 1999, six autres provinces et trois territoires se sont joints à la Confédération.

(Ce texte est l’article complet sur la Confédération. Si vous souhaitez en lire unrésumé en termes simples, veuillez consulter : Confédération (résumé en termes simples).)

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Conférence de Charlottetown

C’est la Conférence de Charlottetown qui met en marche le projet de Confédération. Tenue du 1er au 9 septembre 1864 à Charlottetown (sans compter des réunions additionnelles la semaine suivante à Halifax, St John’s et Fredericton), la conférence est organisée par des délégués du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard afin de discuter de l’union de leurs trois provinces. Un groupe de personnes de la Province du Canada – qui n’étaient pas sur la liste initiale des invités – parvient néanmoins à les convaincre de travailler à l’union de toutes les colonies de l’Amérique du Nord britannique. La Conférence de Charlottetown est suivie de la Conférence de Québec (du 10 au 27 octobre 1864) et de la Conférence de Londres (de décembre 1866 à mars 1867). Ces trois événements mènent à la Confédération le 1er juillet 1867.

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Conférence de Londres

Du 4 décembre 1866 au mois de mars 1867, des politiciens de la Province du Canada, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick se sont réunis à Londres avec des représentants du gouvernement britannique. Il s’agissait de la dernière de trois conférences ‒ après celles de Charlottetown et de Québec en 1864 ‒ tenues afin de régler les modalités constitutionnelles de la Confédération. Les Résolutions de Québec ‒ 72 points sur lesquels on s’était entendu à Québec ‒ ont été passées en revue et amendées. C’est sur elles que repose l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui a été adopté par le Parlement de Londres et qui a reçu la sanction royale de la reine Victoria le 29 mars 1867.

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Conférence de Québec, 1864

Du 10 au 27 octobre 1864, des représentants des cinq colonies de l’Amérique du Nord britannique se sont réunis à Québec afin de poursuivre les discussions sur leur unification en un seul pays, entamées le mois précédent à la Conférence de Charlottetown. Les principales décisions qu’ils ont prises concernaient la structure du Parlement et le partage des pouvoirs entre les gouvernements fédéral et provinciaux. Les grandes décisions des conférences de Charlottetown et de Québec ont pris la forme de 72 résolutions, connues sous le nom de Résolutions de Québec, et c’est sur elles que reposent la Confédération et la Constitution du Canada.

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Conquête

La Conquête est l’expression utilisée pour désigner la prise du Canada par la Grande-Bretagne durant la guerre de Sept Ans. Le terme est aussi utilisé pour faire référence aux changements qui en ont résulté dans les conditions de vie des 60 000 à 70 000 habitants francophones et de nombreux peuples autochtones. Québec capitule devant les forces britanniques le 18 septembre 1759, quelques jours après la décisive bataille des plaines d’Abraham. La résistance française prend fin un an plus tard avec la capitulation de Montréal. En vertu du Traité de Paris, la Nouvelle-France devient une possession britannique en 1763. La Proclamation royale de 1763 prévoit des politiques d’assimilation qui ne réussissent pas à s’implanter et qui sont remplacées par les dispositions de l’Acte de Québec en 1774. Bien que l’Acte soit l’un des facteurs de la Révolution américaine (1775-1783), il offre aussi aux Canadiens des conditions de vie désirables qui mènent à une certaine stabilité pendant plusieurs générations.

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Conscription au Canada

La conscription est l’enrôlement obligatoire ou la « mobilisation » (parfois appelée « appel sous les drapeaux ») des citoyens dans l’armée. Le gouvernement fédéral a promulgué la conscription à la Première Guerre mondiale ainsi qu’à la Deuxième, créant un véritable fossé entre les Canadiens de langue anglaise, qui tendaient à soutenir la pratique, et les Canadiens de langue française, qui la décriaient. À l’heure actuelle, le Canada n’a pas de service militaire obligatoire.

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Conseil des Douze

 Le Conseil des Douze a été créé en 1719, en Nouvelle-Écosse, pour conseiller le gouverneur, discuter des projets de loi présentés à la Chambre haute et servir de tribunal d'appel en matière civile.