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Aziz Ahmad

Aziz Ahmad, romancier, nouvelliste, critique, traducteur, historien (Hyderabad, Inde, 11 nov. 1914 - Toronto, Ont., 16 déc. 1978). Aziz Ahmad arrive au Canada en 1962 en tant que professeur agrégé d'études islamiques à l'université de Toronto, où, en 1968, il est promu professeur titulaire.

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Buckam Singh et les Canadiens d’origine sikhe et la Première Guerre mondiale

Buckam Singh, ouvrier, soldat (né le 5 décembre 1893 à Mahilpur, Punjab, India; décédé le 27 août 1919 à Kitchener, ON). Peu d’information a été publiée sur le rôle des sikhs dans le service militaire canadien au cours de la Première Guerre mondiale. La découverte de la Médaille de la victoire de Buckam Singh a incité sa communauté à tenter de le récupérer, et elle le commémore désormais par un service tenu le jour du Souvenir.

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Canadiens cambodgiens ou khmers (Cambodgio-Canadiens)

L’immigration des Cambodgiens au Canada est relativement récente. De 1980 à 1992, le pays a accueilli plus de 18 000 réfugiés cambodgiens fuyant le régime des Khmers rouges. Ceux-ci se sont installés dans les principales régions urbaines du Canada. Selon le recensement de la population de 2016, 38 490 personnes ont des origines cambodgiennes. Au cours des 40 dernières années, de nombreux Canadiens d’origine cambodgienne se sont distingués, entre autres, l’actrice Ellen Wong, la journaliste Chan Tep et l’artiste- graffiteur FONKi.

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Canadiens cinghalais

Le Sri Lanka, anciennement Ceylan, est une île de 65 525 km2 en Asie du Sud, près de l'équateur et sur d'importantes voies maritimes de l'océan Indien. Sa population est d'environ 20 millions de personnes.

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Canadiens d'origine japonaise

Les Canadiens japonais, ou Nikkei (terme englobant les immigrants japonais et leurs descendants) sont des Canadiens d’origine japonaise. Les Japonais arrivent au Canada en deux principales vagues. La première génération d’immigrants, appelée Issei, immigre de 1877 à 1928, tandis que la seconde fait de même après 1967. Selon l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, il y aurait 109 740 Canadiens d’origine japonaise, soit 0,3 % de la population, la plupart d’entre eux étant citoyens nés au Canada. Les Canadiens japonais des premières générations se voient toutefois refuser les pleins droits de citoyenneté, comme le droit de vote aux élections fédérales et provinciales et celui de travailler au sein de certains secteurs d’activité. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement fédéral procède à l’internement et à l’expropriation de plus de 20 000 Canadiens japonais. Installés principalement en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, les Canadiens japonais contribuent à tous les aspects de la société canadienne. Parmi les Canadiens japonais les plus connus figurent les romanciers Kerri Sakamoto, Aki Shimazaki, Michelle Sagara, Hiromi Goto, Kim Moritsugu et Joy Kogawa, le poète Roy Miki, l’écrivain Ken Adachi, les cinéastes Midi Onodera et Linda Ohama, le scientifique David Suzuki, le fonctionnaire Thomas Shoyama, les architectes Raymond Moriyama et Bruce Kuwabara, le militant social Art Miki, le judoka Mas Takahashi, et l’agronome Zenichi Shimbashi. Les artistes issus de cette communauté comprennent Takao Tanabe, Miyuki Tanobe, Roy Kiyooka et Kazuo Nakamura. Parmi les politiciens connus, citons Bev Oda, à la fois première députée et première ministre du Cabinet nippo-canadienne, la ministre libérale de la Colombie-Britannique Naomi Yamamoto, et l’ancien ministre du Parti progressiste conservateur de l’Ontario, David Tsubouchi. Vicky Sunohara, en tant que membre de l’équipe canadienne féminine de hockey sur glace, remporte l’argent (en 1998) et l’or (en 2002 et 2006) aux Jeux olympiques d’hiver. Devin Setoguchi, du Wild du Minnesota, ainsi que Jon Matsumoto et Raymond Sawada de la Ligue américaine de hockey sont des joueurs de hockey nippo-canadiens.

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Canadiens de l'Asie du Sud

Les personnes que l'on désigne comme étant des Asiatiques du Sud (ou Sud-Asiatiques), des Indo-Canadiens ou des Indiens orientaux constituent l'une des populations ethnoculturelles les plus diversifiées du Canada. Elles viennent de l'Asie du Sud : Inde, Pakistan, Bangladesh et Sri Lanka.

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Canadiens de l'Asie du Sud-Est (Asiatiques du Sud-Est)

L'immigration des Asiatiques du Sud-Est au Canada est assez récente; la majorité des immigrants y sont arrivés après 1974. L'Asie du Sud-Est est située au sud de la Chine et à l’est de l’Inde. Elle rassemble des nations pluriethniques qui ont une histoire, des structures et des pratiques sociales communes, ainsi qu’un système culturel qui reconnaît le pluralisme ethnique. L’Asie du Sud-Est comprend 11 pays : Brunéi Darussalam, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar (Birmanie), les Philippines, Singapour, la Thaïlande, le Timor oriental et le Viêt Nam. Dans l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011 (ENM), plus d’un million de Canadiens ont déclaré des origines de l’Asie du Sud-Est. Les Canadiens philippins sont les plus nombreux (662 600), suivis par les Canadiens d’origine vietnamienne (220 425), cambodgienne ou khmère (34 340), laotienne (22 090), indonésienne (18 125), thaïlandaise (15 080), malaisienne (14 165), birmane (7 845) et singapourienne (2 050). On trouve aussi au Canada des Asiatiques du Sud-Est appartenant au peuple Hmong (une minorité ethnique habitant les montagnes du sud de la Chine, le nord du Viêt Nam et le Laos) ainsi que plusieurs centaines de Chinois originaires du Viêt Nam, du Cambodge, du Laos et venus au Canada dans la foulée de la crise des réfugiés de la mer.

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Canadiens indonésiens

L’immigration indonésienne au Canada débute après la Deuxième Guerre mondiale. Dans la foulée du processus de décolonisation, 300 000 « Indos » (Indische Nederlander), des métis d’ascendance néerlandaise et asiatique, sont rapatriés aux Pays-Bas. Certains d’entre eux décident de poursuivre leur route et de s’établir en Australie, aux États-Unis et au Canada. Au cours des années 1960 et au début des années 1970, une instabilité politique pousse également beaucoup d’Indonésiens à immigrer au Canada. En 2016, lors du recensement, 21 395 personnes ont déclaré avoir des origines indonésiennes. Parmi ces Canadiens d’origine indonésienne, on peut mentionner le luthier Piet Molenaar et le cinéaste torontois Mike Hoolboom.

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Canadiens iraniens (Irano-Canadiens ou Canadiens d’origine iranienne)

L’Iran, appelé jadis la Perse, est le berceau de l’une des plus anciennes civilisations du monde. Les Iraniens constituent une communauté relativement nouvelle au Canada et en pleine croissance. Leur immigration au Canada s’amorce dans les années 1980, dans la foulée de la révolution iranienne de 1979. En 2016, on dénombre 170 755 personnes d’origine iranienne au pays et 39 650 autres personnes ayant des origines multiples, dont des origines iraniennes (pour un total de 210 405 Canadiens). De 2011 à 2016, le Canada a accueilli 42 070 immigrants iraniens. L’Iran est d’ailleurs l’un des dix principaux pays de naissance des immigrants récents au Canada, se classant en quatrième place après les Philippines, l’Inde et la Chine.

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Canadiens laotiens (Lao-Canadiens ou Canadiens d'origine laotienne)

L’immigration des Laotiens au Canada est relativement récente, elle remonte à la fin des années 1970. Après le retrait des troupes américaines du Viêt Nam en mars 1973, l’Asie du Sud-Est continentale (l’ancienne Indochine) est laissée à la merci des forces révolutionnaires de la région. En 1975, au terme d’une guerre civile qui a duré 20 ans, les communistes révolutionnaires du Pathet Lao (État du Laos) prennent le pouvoir, abolissent la monarchie et proclament la République démocratique populaire lao. À l’instar des populations du Viêt Nam et du Cambodge, les Laotiens voient leurs conditions de vie se détériorer. Les anciens cadres civils et militaires sont envoyés dans des camps de travail et leurs familles se voient refuser l’accès à l’emploi et à l’éducation. Ces conditions économiques difficiles, conjuguées au durcissement du régime communiste et aux violations des droits de la personne déclenchent un vaste mouvement migratoire dans la région. Les conditions périlleuses dans lesquelles cette migration s’effectue – comme les Vietnamiens, les Laotiens vont quitter leur pays sur des bateaux de fortune en empruntant d’abord le Mékong, puis la mer de Chine – valent aux réfugiés des pays de l’ancienne Indochine le surnom de « boat people » (réfugiés de la mer). De 1979 à 1982, le Canada accueille près de 8 000 Laotiens. Environ 20 % d’entre eux sont d’origine chinoise. Pris en charge par le gouvernement fédéral et des groupes privés de parrainage, ils sont réinstallés à divers endroits au Canada, mais ils se concentrent aujourd’hui au Québec et en Ontario. Lors du recensement de la population de 2016, 24 590 personnes ont déclaré avoir des origines laotiennes.

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Canadiens philippins (Philippino-canadiens)

L’immigration en provenance des Philippines est récente; elle remonte aux années 1970. Selon le recensement de 2016, 837 130 personnes ont déclaré avoir des origines philippines. Les Canadiens philippins constituent ainsi le groupe d’immigrants de l’Asie du Sud-Est le plus important. Les Philippines occupent également le premier rang des pays de naissance des personnes qui ont immigré au Canada de 2006 à 2016. Les Canadiens philippins sont très engagés dans la vie culturelle, sociale et politique du Canada. Dans le domaine des arts et de la culture, on connaît la chanteuse Joey Albert, le bédéiste J. Torres et le metteur en scène C. E. Gatchalian. En politique, Conrad Santos a été le premier Canadien d’origine philippine élu à une assemblée législative au Canada; c’était en 1981 au Manitoba. En 1988, le Dr Rey D. Pagtakhan est devenu le premier à siéger à la Chambre des communes et Tobias Enverga, le premier sénateur, nommé en 2012.

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Coréens

Les Coréens sont les gens qui vivent sur la péninsule coréenne, en Asie, ou dont les familles ont migré de cette péninsule. Pendant 1300 ans, la Corée est un seul pays indépendant qui est scindé en deux après la Seconde Guerre mondiale.

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Célébration du patrimoine asiatique au Canada

​Une grande partie de la population canadienne considère, à juste titre, la diversité de ses membres comme une source de fierté et comme un atout. En fait, plus d’un cinquième de la population canadienne est né à l’étranger. Ce pourcentage d’immigrants est le plus important de tous les grands pays industrialisés du G7. Ces dernières années, les nouveaux arrivants au pays étaient majoritairement originaires d’Asie, y compris le Moyen‑Orient. Depuis les années 1990, la population canadienne qui, dans le passé, se tournait en priorité vers l’Europe lorsqu’elle s’intéressait aux événements à l’étranger, se considère désormais, elle‑même, sous un angle différent et envisage le monde d’un autre œil. Comme l’a dit l’ancien premier ministre Jean Chrétien : « Le Pacifique rétrécit, alors que l’Atlantique s’élargit! »

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Douglas Jung

Douglas Jung, C.M., O.B.C., politicien, avocat, soldat (né le 25 février 1924 à Victoria, en Colombie-Britannique ; décédé le 4 janvier 2002 à Vancouver, en Colombie-Britannique). Douglas Jung était membre de Force 136, un groupe de soldats sino-canadiens qui ont servi derrière les lignes ennemies dans le théâtre du Pacifique, durant la Deuxième Guerre mondiale. Après la guerre, Jung est devenu avocat en Colombie-Britannique et il a été le premier avocat sino-canadien à plaider devant la Cour d’appel de Colombie-Britannique en 1955. Le 10 juin 1957, Douglas Jung a été le premier sino-canadien à être élu député fédéral.

Entrevue

Interné au Canada: une entrevue avec Pat Adachi

Pat Adachi, fille d’immigrants japonais, naît et grandit à Vancouver. Elle passe son enfance et son adolescence au cœur du quartier de Little Tokyo, à quelques encablures du terrain où son père l’emmène le dimanche voir son équipe de baseball préférée, l’Asahi de Vancouver. Avec sa famille, elle mène une vie normale jusqu’à ce que sa communauté soit déracinée en 1942 lorsque le gouvernement fédéral ordonne le regroupement des Canadiens d’origine japonaise dans des camps d’internement répartis dans les régions rurales de la Colombie‑Britannique (voir Internement des Canadiens d’origine japonaise).

Dans cette entrevue, Pat Adachi raconte son histoire et évoque ce qu’ont vécu les 22 000 Canadiens d’origine japonaise internés au Canada durant la Deuxième Guerre mondiale.

Cette entrevue a été revue pour en adapter la longueur et pour la clarté du propos.

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Jean Lumb

Jean Bessie Lumb (née Toy Jin Wong), C.M., dirigeante communautaire, restauratrice (née le 30 juillet 1919 à Nanaimo, en Colombie Britannique; décédée le 17 juillet 2002 à Toronto, en Ontario). Jean Lumb a été la première Sino Canadienne et la première restauratrice intronisée dans l’Ordre du Canada. Elle est notamment connue pour ses succès comme lobbyiste auprès du gouvernement fédéral en vue de modifier les politiques d’immigration discriminatoires canadiennes ayant abouti à la séparation des familles chinoises. Elle a également dirigé le comité Save Chinatown, qui cherchait à empêcher la poursuite des démolitions dans le quartier chinois de Toronto dans les années 1960.

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Kim Thúy

Kim Thúy, C. Q., écrivaine (née le 18 septembre 1968 à Saïgon, Viêt Nam). Lauréate de plusieurs prix littéraires prestigieux pour son premier roman (Ru), cette écrivaine québécoise d’origine vietnamienne est reconnue pour ses récits courts et élégants. Ses romans traitent de l’expérience migratoire et de l’adaptation à une nouvelle culture. Écrits en français, sa « seconde langue maternelle », comme elle le dit si bien, ils sont traduits dans une quinzaine de langues.

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Les Sino-Canadiens de la Force 136

La Force 136 est une division du service britannique Special Operations Executive (SOE; Direction des opérations spéciales) pendant la Deuxième Guerre mondiale. Ses missions secrètes, basées dans l’Asie du Sud-Est occupée par les Japonais, visent à soutenir et à entraîner les mouvements de résistance locaux pour saboter les voies de ravitaillement et l’équipement des Japonais. Bien que la Force 136 recrute principalement des Asiatiques du Sud-Est, elle mobilise également environ 150 Sino-Canadiens, desquels on s’attend à ce qu’ils se fondent dans la population locale et parlent la langue commune. Plus tôt au cours de la guerre, plusieurs de ces hommes avaient offert leurs services au Canada, mais avaient été refusés dans l’armée ou encore enrôlés, puis mis de côté. La Force 136 devient ainsi une occasion pour les Sino-Canadiens de prouver leur courage, leurs habiletés et, surtout, leur loyauté envers le Canada.