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Helen (Ma) Armstrong

Helen Armstrong (née Jury), surnommée « Ma », militante syndicale, militante des droits des femmes (née le 17 juin 1875 à Toronto, en Ontario; décédée le 17 avril 1947 à Los Angeles, en Californie). Helen Armstrong était une militante syndicale qui, tout au long de sa vie, s’est battue pour les droits des femmes de la classe ouvrière. Elle a dirigé la ligue ouvrière féminine de Winnipeg et a été une figure centrale de la grève générale de Winnipeg de 1919. Elle a fait campagne en faveur des syndicats, de l’institution d’un salaire minimum et de la sécurité sociale, et contre la conscription. Elle a été arrêtée, pour ses activités militantes, à au moins trois reprises, dont deux au cours de la grève générale de Winnipeg. L’historienne Esyllt Jones en parle comme d’une exception dans un mouvement syndical dominé par les hommes.

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Hugh Burnett

Hugh Burnett, militant des droits civiques, menuisier (né le 14 juillet 1918 à Dresden, Ontario; décédé le 29 septembre 1991 à London, Ontario). Hugh Burnett a été une figure centrale de la lutte pour obtenir des lois antidiscrimination en Ontario. Dans les années 1940 et au début des années 1950, il a milité sans relâche contre la discrimination raciale dans les services publics dans sa ville natale de Dresden, en Ontario, s’imposant comme leader et organisateur de la National Unity Association (NUA), une coalition de membres de la communauté noire demandant l’égalité des droits à Dresden et dans la région environnante. Il a joué un rôle important dans les des victoires législatives et juridiques pour les droits civils au niveau provincial menant au Fair Accommodation Practices Act de 1954, une des premières lois anti-discrimination de l’Ontario.

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Idola Saint-Jean

Idola Saint-Jean, militante féministe et pionnière de la lutte pour le droit de vote des femmes (née le 19 mai 1880 à Montréal, Québec; décédée le 6 avril 1945 à Montréal). Première Québécoise à se présenter lors d’une élection fédérale, elle milite activement pendant plus de vingt ans pour l’amélioration des droits juridiques des femmes.

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Irene Parlby

Mary Irene Parlby (née Marryat), députée provinciale de l’Alberta (1921-1935), défenseure des droits des femmes et activiste (née le 9 janvier 1868 à Londres, au Royaume-Uni; décédée le 12 juillet 1965 à Red Deer, en Alberta). Irene Parlby a été membre de l’Assemblée législative de l’Alberta pendant 14 ans. Elle a été la première femme de l’Alberta à être nommée à un poste de Cabinet, et la seconde dans tout l’Empire britannique. Faisant partie des « Cinq femmes célèbres » appelantes dans l’affaire « personne », Irene Parlby était une ardente défenseure des droits des femmes. Elle était connue sous le surnom « ministre des femmes », et sa carrière de militante et de législatrice a été consacrée à améliorer la qualité de vie des femmes rurales et des enfants, notamment avec la Dower Act de l’Alberta de 1917. Elle a également été déléguée à la Société des Nations en 1930. Cependant, elle a été critiquée pour ses opinions sur l’eugénisme et pour son soutien envers la Sexual Sterilization Act de l’Alberta. Elle a été nommée personne d’importance historique nationale en 1966, et sénatrice honoraire en 2009.

Éditorial

Irene Parlby et les Fermiers unis de l’Alberta

S’ils ont déjà entendu parler d’Irene Parlby, les Canadiens et les Canadiennes la connaissent certainement comme l’une des « Cinq femmes célèbres », ce groupe de cinq femmes de l’Alberta ayant été des plaignantes dans une célèbre affaire judiciaire ayant abouti à la décision que les femmes étaient effectivement « des personnes » aux termes de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (aujourd’hui la Loi constitutionnelle de 1867) et pouvaient donc être nommées au Sénat. Il s’agissait d’une affaire et d’une décision historiques, s’étant inscrite dans le contexte de la longue lutte des femmes pour obtenir une égalité politique et juridique au Canada. Toutefois, l’importance historique d’Irene Parlby va bien au‑delà de l’affaire « personne ».

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Jean Augustine

​Jean Augustine (née Simon), C.P., C.M., première députée fédérale noire et ministre du Cabinet, militante pour la justice sociale, enseignante, directrice d’école (née le 9 septembre 1937 à Happy Hill, à la Grenade).

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Jeanne Corbin

Jeanne Henriette Corbin, militante communiste et organisatrice syndicale (née en mars 1906 à Cellettes, France; décédée le 7 mai 1944 à London, Ontario). Permanente du Parti communiste du Canada et secrétaire de la Ligue de défense ouvrière, elle travaille pendant plus de 15 ans à la défense des travailleurs canadiens. Elle s’est fait connaître notamment pour son rôle dans la grève des bûcherons de Rouyn (ou grève du Clérion) en 1933.

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Jim Egan

James Leo (Jim) Egan, activiste gai, écrivain, politicien et militant environnementaliste (né le 14 septembre 1921 à Toronto, en Ontario; décédé le 9 mars 2000 à Courtenay, en Colombie-Britannique). Jim Egan est la première personne à publier de longs articles rédigés selon une perspective gaie au Canada. Il est également l’un des premiers hommes politiques ouvertement gais au Canada. On se souvient surtout de Jim Egan pour la contestation judiciaire qu’il lance avec son conjoint, Jack Nesbit, relativement à la prestation pour conjoint en vertu de la Loi sur la sécurité de la vieillesse en 1988. La décision qui en résulte, Egan c. Canada (1995), consacre l’orientation sexuelle comme motif de discrimination illicite dans la Charte canadienne des droits et libertés, une issue monumentale pour les droits LGBTQ2 au Canada.

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Kay Livingstone

Kathleen (Kay) Livingstone (née Jenkins), organisatrice et militante, animatrice radio, actrice (née le 13 octobre 1919 à London, en Ontario; décédée le 25 juillet 1975). En 1951, Kay Livingstone fonde la Canadian Negro Women’s Association et en 1973, elle organise le premier congrès des femmes noires du Canada. Animatrice radio et actrice de renom, Kay Livingstone dévoue une bonne partie de sa vie et de son énergie au militantisme et à l’organisation. Son travail acharné pour encourager la tenue d’une discussion nationale autour de la position des citoyens racialisés dans la société, en particulier des femmes noires, pousse Kay Livingstone à inventer l’expression minorité visible en 1975.

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Le triomphe célèbre d'Emily Murphy

« Je me sens capable d’un courage immense et splendide », a écrit Emily Murphy en 1927. À cette étape de sa vie, cette femme originaire de Cookstown (Ontario), alors âgée de 59 ans, avait obtenu le droit de concrétiser de grandes ambitions. En effet, elle avait connu la réussite tour à tour en tant qu’écrivaine (sous le nom de plume « Janey Canuck »), que militante sociale et que juriste autodidacte. En 1916, elle était devenue la première magistrate de l’Empire britannique. Elle était également épouse et mère.

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Les Cinq femmes célèbres

Les « Cinq femmes célèbres » de l’Alberta étaient des militantes dans la révolutionnaire Affaire « Personne », une cause portée devant la Cour Suprême du Canada en 1927. La décision a été rendue en 1929 par le Conseil judiciaire du Conseil privé de la Grande-Bretagne, le plus haut tribunal d’appel au Canada à l’époque. Dirigé par la juge Emily Murphy, le groupe comprenait Henrietta Muir EdwardsNellie McClungLouise McKinney et Irene Parlby. Ensemble, les cinq femmes ont cumulé de nombreuses années de travail actif au sein de diverses campagnes en faveur des droits de la femme remontant aux années 1880 et 1890. Elles ont joui d’une réputation au pays et, particulièrement dans l’affaire McClung, d’une réputation internationale parmi les réformateurs.

Éditorial

Les femmes sur les billets de banque canadiens

Le visage de la reine Elizabeth II figure sur le billet de 20 $ depuis les huit ans du monarque; les femmes canadiennes identifiables, elles, ne sont pourtant apparues sur un billet de banque canadien qu’une seule fois. En 2004, la statue des Cinq femmes célèbres de la Colline du Parlement et de la Plaza olympique à Calgary ainsi que la médaille du Prix Thérèse-Casgrain du bénévolat figuraient au verso du billet de 50 $. Ces femmes ont été les premières Canadiennes à être illustrées sur notre monnaie. En 2011, toutefois, on les a remplacées par un brise-glace nommé en l’honneur d’un homme (voir Roald Amundsen). Le nouveau billet fait partie d’une série visant à souligner l’innovation et les réalisations techniques, série qui apporte son lot de controverse. À l’exception d’une scientifique anonyme illustrée sur le billet de 100 $ émis en 2011, et de deux femmes officières des Forces armées et une jeune fille sur le billet de 10 $ émis en 2001, les femmes canadiennes brillent par leur absence des billets canadiens.

Le 8 mars 2016, Journée internationale de la femme, la Banque du Canada lance une consultation publique afin de désigner un personnage emblématique féminin à mettre en vedette sur un billet de banque publié dans la prochaine série, dont l’impression est prévue pour 2018. Plus de 26 000 personnes répondent à l’appel, envoyant leurs idées. Parmi les noms suggérés, 461 satisfont aux critères d’admissibilité. La liste est ensuite raccourcie à 12 noms, et finalement on crée une liste courte de 5 candidates. On annoncera la sélection finale le 8 décembre 2016.

Mais comment en est-on arrivé là?

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Lundrigan, James

James Lundrigan, pêcheur de la baie de la Conception à Terre-Neuve, de 1818 à 1830. En 1819, Lundrigan et son collègue Philip Butler sont impliqués dans un procès qui donne une forte poussée à la campagne en faveur d'un gouvernement représentatif.

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Masumi Mitsui

Masumi Mitsui, Médaille militaire, agriculteur, soldat, dirigeant de la Légion royale canadienne (né le 7 octobre 1887 à Tokyo, au Japon; décédé le 22 avril 1987 à Hamilton, en Ontario). Après avoir immigré au Canada en 1908, Masumi Mitsui a servi au sein du Corps expéditionnaire canadien durant la Première Guerre mondiale et a obtenu plusieurs médailles. En 1931, avec ses camarades, il a persuadé le gouvernement de la Colombie‑Britannique d’accorder aux anciens combattants canadiens d’origine japonaise le droit de vote. Cette victoire a constitué une percée importante pour les Canadiens d’origine japonaise et pour d’autres Canadiens dépourvus du droit de vote. Néanmoins, comme plus de 22 000 autres Canadiens d’origine japonaise, il sera déplacé, détenu et dépossédé de ses biens par le gouvernement fédéral pendant la Deuxième Guerre mondiale (voir Internement des Canadiens d’origine japonaise).

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Paull, Andrew

Andrew Paull, chef squamish, organisateur et lobbyiste (Squamish, C.-B., 6 févr. 1892 -- Vancouver, 28 juill. 1959). Issu d'une famille en vue dans le système Durieu de la réserve Mission n° 1 , à Burrard Inlet, il étudie à l'école de la réserve et devient débardeur.

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Scott, Francis Reginald (Frank)

À son retour, en 1923, il connaît peu son pays. Montréal lui semble particulièrement laide et dénuée de la beauté ancienne de l'Europe. Il s'y installe néanmoins pour enseigner au Lower Canada College et écrire de la poésie. En 1924, il s'inscrit à la faculté de droit de l'U. McGill, où H.A.

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Stanley G. Grizzle

Stanley George Sinclair Grizzle, C.M., O. Ont, juge de la citoyenneté, politicien, fonctionnaire, syndicaliste (né le 18 novembre 1918 à Toronto, en Ontario; décédé le 12 novembre 2016 à Toronto, en Ontario). Stanley Grizzle mène une grande carrière en tant que bagagiste, soldat, fonctionnaire, juge de la citoyenneté et militant pour les droits des Canadiens noirs.

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Tommy Douglas et l'eugénisme

À une certaine époque, Tommy Douglas, le père de la médecine socialisée au Canada et une des personnalités les plus aimées du pays, a soutenu des politiques eugénistes. En 1933, il a obtenu une maîtrise ès arts en sociologie de l’Université McMaster pour sa thèse intitulée « The Problems of the Subnormal Family » (les problèmes de la famille sous-normale). Dans cette thèse, il recommandait plusieurs politiques eugénistes, dont la stérilisation des « déficients mentaux » et des personnes frappées de maladies incurables. Il n’était pas seul à penser ainsi, car deux provinces canadiennes (ainsi que 32 États américains) ont promulgué des lois de stérilisation sexuelle dans les années 1920 et 1930. Toutefois, à l’époque où il est devenu premier ministre de Saskatchewan, en 1944, Tommy Douglas avait cessé d’appuyer les politiques eugénistes. Lorsqu’il a reçu deux rapports recommandant la stérilisation sexuelle dans la province, il a rejeté l’idée.