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Anne, la maison aux pignons verts

Dès sa parution en 1908, le premier roman de Lucy Maud Montgomery, Anne, la maison aux pignons verts, devient un succès presque instantané; il demeure d’ailleurs en impression pendant plus d’un siècle, faisant du personnage d’Anne Shirley une véritable icône de la culture canadienne. Vendu à environ 50 millions d’exemplaires et traduit en plus de 36 langues, y compris le braille, l’ouvrage est adapté plus de deux douzaines de fois sous toutes sortes de formes. La comédie musicale d’Anne, produite pour la première fois en 1965 au Festival de Charlottetown, détient le record du monde de la production musicale annuelle ayant été la plus longtemps à l’affiche, tandis que la minisérie mettant en vedette Megan Follows, produite par la CBC et lauréate de plusieurs prix en 1985, est l’émission de télévision la plus regardée de l’histoire du Canada. Des milliers de touristes se rendent chaque année à l’Île-du-Prince-Édouard pour visiter les « lieux sacrés » du roman, et la vente de souvenirs et de poupées à l’effigie d’Anne est devenue une importante industrie artisanale dans la région.

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Île-du-Prince-Édouard

L’Île-du-Prince-Édouard est la plus petite province canadienne, constituant à peine 0,1 % de la superficie terrestre totale du Canada. Elle est située dans le Golfe du Saint-Laurent et est séparée de la Nouvelle‑Écosse et du Nouveau-Brunswick par le détroit de Northumberland. Ses premiers habitants, les Mi’kmaq l’appellent Abegweit, ce qui signifie « berceau dans les vagues », et Jacques Cartier en 1534 dit d’elle que c’est « la terre la plus belle que l’on puisse imaginer ». Le sol rougeâtre a toujours représenté la principale caractéristique de l’Île-du-Prince-Édouard et, avec la mer, le pilier de la population depuis le début du XVIIIesiècle.

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La résistance et les pensionnats indiens

Les pensionnats indiens étaient des écoles religieuses qui étaient parrainées par le gouvernement et que de nombreux enfants autochtones ont été forcés de fréquenter. Elles ont été instaurées afin d’assimiler les enfants autochtones à la culture euro-canadienne. Les enfants et les parents autochtones n’ont pas simplement accepté le système des pensionnats indiens. Les peuples autochtones se sont battus contre l’État, les écoles et d’autres principaux intervenants du système, et s’y sont également impliqués. Pendant la durée de l’ère des pensionnats indiens, les parents ont agi dans l’intérêt de leurs enfants et de leurs communautés. Les enfants ont réagi de manière à pouvoir survivre.

Mention : M. Meikle / Bibliothèque et Archives Canada / PA-101771

Enfants inuits qui devaient passerl'été à l'école parce qu'ils habitaient trop loin, école de la mission anglicane à Aklavik, 1941. Mention : M. Meikle / Bibliothèque et Archives Canada / PA-101771.


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Provinces maritimes

Le mot « Maritimes » est une désignation régionale pour les provinces canadiennes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard, la Nouvelle‑Écosse et le Nouveau‑Brunswick.

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Traumatisme intergénérationnel et les pensionnats indiens

Le traumatisme historique se produit lorsqu’un traumatisme causé par l’oppression historique se transmet de génération en génération. Pendant plus de 100 ans, le gouvernement canadien a soutenu les programmes de pensionnats indiens qui isolaient les enfants autochtones de leurs familles et de leurs communautés (voir Pensionnats indiens au Canada). Sous le couvert de l’éducation et de la préparation des enfants autochtones à leur participation à la société canadienne, le gouvernement fédéral ainsi que d’autres administrations du système des pensionnats indiens ont commis ce qui a depuis été décrit comme un acte de génocide culturel. Lorsque des générations d’élèves ont quitté ces institutions, ils sont retournés dans leurs communautés sans les connaissances, les aptitudes ou les outils nécessaires pour affronter l’un ou l’autre monde. Les répercussions de leur vécu dans les pensionnats indiens continuent d’être ressenties par les générations suivantes. C’est ce qu’on appelle le traumatisme intergénérationnel.