Projet Mémoire

Leonard Arsenault (source primaire)

Ce témoignage fait partie de l’archive du Projet mémoire

Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.


Leonard Arsenault
Leonard Arsenault
Photo sur le pont du mess du <em>HMCS Ste Thérèse</em>, 1944.
Leonard Arsenault
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Articles de presse honorant la famille de M. Arsenault pour leur temps de service militaire. Cinq des treize frères et soeurs ont servi et ils ont tous survécu à leur service militaire.
Leonard Arsenault
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Leonard et son frère photographiés à l'âge de 14 and quand ils se sont enrôlés dans la marine pour la première fois.
Leonard Arsenault
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Leonard Arsenault et son équipage dans sur le pont du mess du <em>HMCS Ste Thérèse</em>, 1944.
Leonard Arsenault
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Leonard Arsenault en uniforme.
Leonard Arsenault
« On descendait par une échelle et on se retrouvait au fond d’un trou. Et s’il arrivait quelque chose, vous saviez qu’il serait impossible de remonter. »

Transcription

Je m’appelle Leonard Arsenault. Je suis né à Summerside à l’Île-du-Prince-Édouard en 1925. Tout le monde ici a rejoint les forces. Le travail se faisait rare et beaucoup d’entre nous allaient à l’école. Nous avons donc simplement lâché l’école. Certains n’étaient qu’en cinquième, sixième ou septième année. Pour ma part, j’étais en septième année. Je n’ai jamais repris l’école. Tout ce que je voulais, c’était m’en aller en bateau. Je suis resté à bord d’un navire jusqu’à la fin de la guerre. L’armée a fini par me libérer de mon poste sur le navire, mais je n’ai fait qu’attendre un peu et on m’a affecté à un remorqueur un certain temps, juste pour que je m’occupe.

Nous alternions entre quatre heures de guet et quatre heures de repos. Si nous faisions face à des sous-marins aux stations où nous étions, nous lancions des grenades sous-marines. Si c’étaient des avions, nous nous déplacions ailleurs. Cet ailleurs pour moi était un magasin, un endroit pas très agréable. Il fallait descendre une échelle puis nous nous retrouvions au fond d’un trou. S’il arrivait quelque chose, il n’y avait aucun moyen de nous en sortir. Nous étions fichus.

La pire fois a été pour moi lors d’une tempête dans l’Atlantique Nord. Ce n’était vraiment pas de tout repos. Le bateau tanguait beaucoup. Mais sinon, je n’ai pas vraiment vu d’action. Nous aurions apparemment eu un sous-marin sur notre chemin entre l’Angleterre et l’Irlande, en mer d’Irlande.

J’ai pris congé un jour quand nous sommes arrivés en Irlande et je suis allé en Angleterre deux semaines. C’est tout.

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